Violences faites aux enfants en France : l’urgence d'un cadre protecteur
- Marie Larue

- 23 juin
- 2 min de lecture

En tant que professionnels du soin et de la santé psychique, nous constatons quotidiennement que le bien-être d'un individu est indissociable de sa sécurité.
L'ampleur de la réalité
Une hausse globale : Selon les statistiques officielles, le nombre de mineurs victimes enregistrés par les forces de l'ordre a connu une accélération marquée ces dernières années. Rien qu'en 2025, les services ont enregistré plus de 114 500 enfants victimes de violences physiques et 76 200 victimes de violences sexuelles.
Le cadre familial : Plus de la moitié des violences physiques (55 %) et la majeure partie des violences sexuelles (estimées à 77 % par la CIIVISE) se déroulent au sein de la sphère intrafamiliale.
L’iceberg du signalement : Les enquêtes de victimation révèlent que seuls 8 % des adultes ayant subi des violences sexuelles intrafamiliales durant leur minorité (avant 15 ans) avaient pu signaler les faits à l'époque.
Les impacts psychiques et physiologiques
L'exposition précoce à la violence provoque des altérations profondes sur le plan neurobiologique et psychologique. Le stress traumatique chronique chez le mineur est directement corrélé à des troubles du développement, de l'anxiété sévère, des dépressions, ainsi qu'à des mécanismes de dissociation. À l’âge adulte, les répercussions se traduisent par une prévalence accrue de pathologies chroniques et de souffrances psychiques.
Limites de la réponse actuelle et nécessité d'une loi-cadre
Face à ce constat, les constats institutionnels (notamment les suivis de la CIIVISE en 2026) mettent en lumière les lacunes du système judiciaire actuel : le taux de condamnation des auteurs reste bas, et la réponse pénale est souvent jugée trop fragmentée pour sécuriser efficacement le parcours de l'enfant.
Pour y répondre, le projet d'une Loi Intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants est actuellement au cœur de l'actualité législative. Une approche "intégrale" ou "loi-cadre" vise à ne plus traiter ces infractions de façon isolée, mais à unifier la réponse de l'État : de la prévention à l'école jusqu'à la spécialisation de la justice, en passant par le soin et la formation des professionnels.
👉 Pour suivre l'état des lieux, comprendre le détail de ces réformes juridiques fondamentales ou trouver des ressources adaptées, vous pouvez consulter le site de l'association Women Safe & Children ou vous abonnez à son compte Insta : https://www.instagram.com/p/DZcvqcQFg0E/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==



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