• Dalancon Agnès

Ralentir pour sentir la vie...à la maison, au travail...

Parfois, il est difficile de profiter de ce qui est là et se présente. Tout va trop vite.




Nous sommes quotidiennement saturés d’informations, pris dans un tourbillon incessant d’obligations, de tâches à accomplir ou de choses à mettre en ordre. Pourtant, nous sentons bien de manière plus ou moins confuse que malgré cela, ou à cause de cela, le temps nous échappe, quelque chose ne va pas. Le temps semble s’écouler de plus en plus rapidement, se dérober. L’environnement dans lequel nous évoluons nous apparaît rétréci. Nous étouffons de notre trop plein d’activités. Du coup, il nous arrive de sentir confusément que le sens de la vie est ailleurs.


S’ouvrir à l’inattendu cela nécessite d’être disponible, de pouvoir se dégager d’une partie des préoccupations du quotidien et des sollicitations extérieures. Pour cela, il est nécessaire de ralentir, d’apaiser notre soif d’action et de vitesse, pour trouver la sérénité propice à accueillir ce qui se présente. Cela pourrait très bien être le tic-tac de l’horloge ou le ressenti de la respiration dans le bas-ventre. Qu’importe, l’inattendu c’est bien souvent une manière de découvrir ce qui est là et que nous aurions pu ne pas voir. Dans tous les cas il est nécessaire de se libérer de toutes ses attaches, d’alléger son bagage. Je ne veux pas dire qu’il faut tout plaquer et partir au bout du monde ce qui ne changerait rien, mais plutôt se retrouver en soi-même, retrouver le chemin qui conduit là où nous sommes. Cela peut sembler paradoxal, mais c’est plus difficile que de partir loin.

La pratique de la sophrologie, nous rappelle qu’il existe une autre manière de faire, une autre manière d’être là. Pendant la séance, non seulement nous prenons également le temps de faire, mais nous prenons également le temps de ne rien faire. Ne rien faire, cela n’existe pas en fait, même allongé sur un tapis, une chaise, sans bouger, nous respirons, nous vivons, ce qui n’est pas rien. C’est même essentiel. Mais, grâce à ce moment d’immobilisation en pleine conscience nous pouvons vivre l’instant, être vraiment présent et laisser faire. C’est probablement ce qui est le plus difficile dans le cours, laisser faire. Nous sommes plutôt éduqués à faire, pas à laisser faire, ou à laisser être.

La pratique de la sophrologie, nous invite donc à vivre le temps qui nous est donné de manière différente, plus intense et plus proche de notre vraie nature. Au quotidien, nous pouvons vivre cette expérience hors des séances. Nous sommes par exemple amenés à attendre de manière régulière, que ce soit dans les transports, chez le boulanger ou à la caisse d’un magasin.

Aussi, avec une pratique régulière et peut-être avec une certaine aptitude à l’écoute de soi, il peut nous arriver de retrouver cet état d’attention dans notre quotidien.


Je prends l’exemple du temps d’attente, mais bien d’autres occasions peuvent servir de support. En fait, les tâches quotidiennes les plus simples peuvent être vécues comme un exercice pour retrouver cet état de « laisser-faire ». Cet état d’abandon, c’est la porte qui va permettre à notre être profond, celui qui se cache derrière le masque de bienséance, de remonter à la surface. C’est cette recherche, qu’elle soit consciente ou non qui nous conduit à revenir régulièrement en sophrologie.


Ce cheminement qui conduit au silence intérieur va nous permettre de toucher du bout de l’attention ce qu’est le sens profond de la vie.


Notre attention captée par les changements incessants du quotidien, est naturellement portée à aller voir ailleurs, à partir loin. Une pratique difficile, à renouveler sans cesse, même si cela ne représente que quelques instants tous les jours ce sont des moments d’attention qui donnent de la couleur, de la vérité à ce que nous sommes et à ce que nous vivons.



Agnès Dalançon

Sophrologue-RNCP

Gestion du stress, santé et prévention





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